Les propos de Bryan Murray sur Alfredsson et l'avenir des Sénateurs

vendredi, 16.08.2013 / 11 h 07
Chris Lund  - Ottawasenators.com



L’ancien capitaine des Sénateurs Daniel Alfredsson a dit au revoir à Ottawa jeudi lors d’une conférence de presse qui a eu lieu au Centre de santé mentale Royal Ottawa. Il a notamment parlé de son implication communautaire, son avenir à Detroit chez les Red Wings et de son départ des Sénateurs.

Le directeur général des Sénateurs, a commenté les événements de jeudi et a livré sa version des faits du déroulement des négociations, ses sentiments au sujet du départ d’Alfredsson et de l’avenir des Sénateurs.

Voici ce que Murray avait à dire…

Au sujet du dossier Alfredsson :

Je suis déçu que Daniel Alfredsson ait décidé de quitter pour Detroit. Je suis déçu d’entendre que les problèmes de contrat étaient quelque chose d'important pour lui et qu'il a eu l'impression que nous n'avons pas tenté de nous adapter. Je pense que nous voulions absolument cet homme comme capitaine de notre équipe, mais ça n'a pas fonctionné. Parfois, lors de négociations, on ne présente pas toutes nos cartes au joueur dès le début, mais nous sommes certainement déçus aujourd'hui de voir comment Daniel a réagi.

Sur les raisons de l’échec des négos :

Je crois que JP Barry (l'agent d'Alfredsson) et moi avons eu une bonne rencontre à Montréal juste avant le repêchage. Nous nous sommes échangées des chiffres qui m’ont laissé croire, d’après les discussions que j’ai eues avec lui le mardi suivant, qu’il allait en faire part à Daniel Alfredsson et de revenir me voir avec une proposition qui serait correcte à leurs yeux pour rester à Ottawa et jouer ici. J’ai attendu leur réponse, mais en vain. Je n’étais pas censé faire une nouvelle offre. Je lui ai dit que je ne voulais pas entamer des négociations interminables au sujet de. Je crois qu’il méritait mieux que cela. Je lui ai dit de me proposer un chiffre convenable et que nous l’aurions accepté.

Au sujet du précédent contrat d’Alfredsson :

Nous avions structuré le contrat de quatre saisons afin que Daniel reçoive la majorité de l'argent au début. Nous avons fait ça afin qu'il touche l'argent au début et nous avons obtenu le chiffre que nous souhaitions au niveau du plafond salarial afin que nous puissions continuer à bâtir notre équipe et ajouter des pièces afin d'être compétitifs.

Au sujet des négociations de l’été dernier :

La chose dont je me souviens très bien est que Daniel est venu me rencontrer à Las Vegas et m’a indiqué qu’il voulait jouer pendant la saison qui vient de se terminer ainsi que la suivante. J’étais très heureux d’entendre cela et je lui ai dit que c’était quelque chose avec laquelle nous entendons mettre de l’emphase afin de régler le dossier. Lorsque j’ai parlé à son agent après cette rencontre à Vegas, ils étaient d’accord pour accepter de jouer pour un million de dollars, ce qui figurait dans son contrat pour la dernière saison, mais il s’attendait à 8 millions $ afin d’obtenir un montant ajusté sur une période de deux ans. À ce moment-là, j’ai senti que nous ne pourrions pas en arriver à une entente avec ce chiffre et Daniel est venu à mon bureau pour me dire qu’il allait quand même disputer la saison et voir ce qu’il fera par la suite.

Au sujet des négociations de cette année :

Daniel est retourné en Suède pour passer une partie de l’été avec sa famille. Il est venu à mon bureau le jeudi, je crois qu’il est parti un lundi, soit une semaine avant le repêchage et il m’a dit qu’il avait besoin de temps pour décider s’il voulait continuer à joueur dans la LNH. Je n’ai pas entendu ni demandé une réponse, comme je l’ai fait l’année précédente, avant qu’il ne soit prêt à me la communiquer. Le vendredi avant le repêchage, une nouvelle en provenance de Suède faisait était qu’il voulait revenir dans la Ligue nationale, donc nous avons déduit qu’il voulait revenir chez les Sénateurs d’Ottawa. J’ai rencontré JP Barry le samedi après-midi avant le repêchage. Il a proposé un contrat d’un an à 7 millions $ ou un pacte de deux ans à 12 millions $ — 5 millions $ et 5 millions $, plus un boni de 2 millions $ à la signature — et je lui ai proposé une offre qui était de 4,5 millions $ à ce moment. Il n’était pas d’accord avec mon chiffre et je n’étais pas d’accord avec le sien. Nous nous étions entendus pour en rediscuter pendant le repêchage, ce qui n’est pas arrivé. La conversation suivante que j’ai eue avec lui fut le mardi après le repêchage. Il m’a demandé jusqu’où nous étions prêts à aller. J’ai dit que ce n’était pas l’approche que nous devions adopter. Je lui ai demandé de parler à Daniel afin de lui demander quel serait le salaire avec lequel il consentirait pour jouer à Ottawa, ainsi que la durée du contrat, et de reprendre les pourparlers par la suite. Je croyais que cela allait se produire. Eugene (Melnyk) avait clairement indiqué qu’il voulait ramener Daniel donc j’ai présumé que nous serions près du salaire qu’il a maintenant accepté à Detroit. J’ai attendu — il (Barry) a dit qu’il devait en parler à Daniel — jusqu’à mercredi sans jamais obtenir de réponse. Allison Vaughan a téléphoné à son bureau à quatre ou cinq reprises jeudi. Je lui ai finalement envoyé un courriel pour lui donner mon numéro de téléphone pour la soirée. À 20 h 40 ce soir-là, j’ai reçu un appel de Daniel qui m’a indiqué qu’il examinait des offres de Boston ou Detroit — sans me dire laquelle des deux équipes — et qu’il croyait qu’il avait de meilleures chances de remporter la Coupe Stanley avec une formation plus expérimentée. Il croyait que nous serions une équipe en déca du plafond salarial et, par conséquent, ne serait pas en mesure de mettre sous contrat un autre vétéran ou deux. Ce sont les derniers propos que j’ai entendus avant qu’il ne paraphe un contrat avec Detroit.

Au sujet de l’avenir des Sénateurs :

Premièrement, je veux dire que je respecte énormément Daniel Alfredsson. J’ai de l’admiration à son égard parce qu’il fut un excellent joueur sur la patinoire. Il fut un excellent capitaine dans le vestiaire. Il a énormément entretenu des conversations avec moi et nos dirigeants. Il avait grandement à cœur notre organisation. Je lui souhaite la meilleure des chances et j’espère qu’il réalisera le rêve que nous avons tous dans cette industrie, soit de gagner. De notre côté, nous avons un camp des recrues qui s’amorcera dans environ trois semaines. Ensuite, ce sera le camp d’entraînement. Je crois que nous avons encore un très bon noyau de joueurs. Nous avons fait quelques ajouts et nous devons tourner la page et passer à autre chose. Il est inutile de continuer à chercher qui a fait preuve de mauvaise foi. Je préfère souhaiter bonne chance à Daniel et me concentrer sur nos affaires afin de présenter une très bonne équipe compétitive à Ottawa.


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